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Lexique
Allergènes
ce sont des glycoprotéines le plus souvent de masse moléculaire moyenne de 10 à 40 kDa. Certains allergènes sont thermolabiles, d’autres thermostables. Les sujets étant diversement sensibilisés, certains allergiques à un aliment cru le tolèrent cuit, d’autres ont un risque de réaction en toute circonstance. Le terme d’allergène majeur est utilisé pour désigner les allergènes contre lesquels au moins 50 % des sérums de patients allergiques à l’aliment donné réagissent. L’allergène mineur n’intéresse que 10 % environ des sujets. L’allergène intermédiaire se situe entre ces deux chiffres.
[Moneret-Vautrin D.A., Kanny G., « Allergies alimentaires », La Revue du Praticien, Paris, 1996, 46, pages 961-967] [Molkhou P., « Allergies alimentaires : problèmes actuels et futurs », The UCB Institute of Allergy, Bruxelles-Paris, 1999, 106 pages]
Allergie
= état d’hypersensibilité acquise par une exposition à un allergène particulier, toute exposition ultérieure faisant apparaître une modification de la capacité à réagir par une réponse immunitaire.
[Commission Européenne, Direction générale Industrie, Rapports du comité scientifique de l’alimentation humaine (37ème série), Sciences et techniques de l’alimentation humaine, Rapport du comité scientifique de l’alimentation humaine : Les réactions contraires aux denrées alimentaires et aux ingrédients des denrées alimentaires (émis le 22 septembre 1995), 1997, pages 1-32]
Allergie (ou hypersensibilité) alimentaire
= réaction malencontreuse due à un mécanisme immunologique provoqué par une denrée alimentaire. .
[Commission Européenne, Direction générale Industrie, Rapports du comité scientifique de l’alimentation humaine (37ème série), Sciences et techniques de l’alimentation humaine, Rapport du comité scientifique de l’alimentation humaine : Les réactions contraires aux denrées alimentaires et aux ingrédients des denrées alimentaires (émis le 22 septembre 1995), 1997, pages 1-32] ]
Amines vasoactives ou biogènes
= substances de petit poids moléculaire qui dérivent d’un acide aminé par décarboxylation. Ainsi l’histamine dérive de l’histidine, la tyramine de la tyrosine. Elles sont présentes à l’état naturel dans l’alimentation humaine, tout particulièrement dans les produits fermentés (vins, fromages) et le poisson. Les amines biogènes peuvent également être synthétisées par la flore intestinale. Les féculents consommés en quantité excessive favorisent la prolifération d’une flore de fermentation responsable de la décarboxylation des acides aminés en amines biogènes. .
[Moneret-Vautrin D.A. et Kanny G., « Fausses allergies alimentaires », Encycl. Med. Chir. (Elsevier-Paris), Endocrinologie – Nutrition, 1996, 4 pages] [Perrin L.-F., « Allergologie pratique », Abrégés de médecine, 3ème édition, Masson, Paris, 1998, pages 78-79] ]
Antabuse (effet)
= vasodilatation gênante provoquée lors de l’association de disulfirame (DCI) avec les boissons alcoolisées. .
[Garnier, Delamare. « Dictionnaire des termes de médecine ». 24ème édition, Maloine, Paris, 1995, 1096 pages] ]
Anticorps 
= globulines sériques particulières ayant la propriété de se combiner d’une manière spécifique à certaines substances étrangères solubles ou cellulaires qui leur correspondent et sont appelées antigènes. Ce sont des immunoglobulines.
[Garnier, Delamare. « Dictionnaire des termes de médecine ». 24ème édition, Maloine, Paris, 1995, 1096 pages] ]
Arthus (Phénomène d’)
= manifestation locale d’hypersensibilité. Si l’on répète tous les 6 jours, au même endroit, chez le lapin, une injection sous-cutanée de sérum de cheval, on voit apparaître, quelques heures après la quatrième injection, qui joue le rôle d’injection déchaînante, une réaction locale oedémateuse et érythémateuse qui évolue vers la nécrose et l’élimination lors des injections suivantes. C’est un cas particulier d’allergie humorale. Le phénomène d’Arthus est lié à la présence d’anticorps précipitants circulants qui forment, au voisinage des parois capillaires, avec les antigènes introduits localement dans l’espace extravasculaire, des complexes immuns. Ceux-ci fixent le complément, ce qui entraîne des altérations vasculaires (vasodilatation, …).
[Garnier, Delamare. « Dictionnaire des termes de médecine ». 24ème édition, Maloine, Paris, 1995, 1096 pages] ]
Atopie
= tendance, généralement génétique, à développer des réactions, liée à une production anormale d’Ig E, à des allergènes environnementaux banals. ]
[Commission Européenne, Direction générale Industrie, Rapports du comité scientifique de l’alimentation humaine (37ème série), Sciences et techniques de l’alimentation humaine, Rapport du comité scientifique de l’alimentation humaine : Les réactions contraires aux denrées alimentaires et aux ingrédients des denrées alimentaires (émis le 22 septembre 1995), 1997, pages 1-32] ]
Aversions alimentaires
= réactions alimentaires psychologiques avec réponse conditionnée provoquée par la reconnaissance de l’aspect, de l’odeur ou du goût d’une denrée alimentaire particulière. Les réactions d’aversion ne surviennent pas de manière reproductible si l’aliment est présenté sous une autre forme. Cependant, bon nombre de patients présentant une allergie alimentaire développent une aversion comme problème psychologique secondaire ou parce que l’aliment donne un mauvais goût. .
[Commission Européenne, Direction générale Industrie, Rapports du comité scientifique de l’alimentation humaine (37ème série), Sciences et techniques de l’alimentation humaine, Rapport du comité scientifique de l’alimentation humaine : Les réactions contraires aux denrées alimentaires et aux ingrédients des denrées alimentaires (émis le 22 septembre 1995), 1997, pages 1-32] ]
Basophiles
= leucocyte (= globule blanc) polynucléaire dont le noyau est formé de 3 ou 4 segments irréguliers réunis en feuille de trèfle et dont le protoplasme contient des granulations métachromatiques (se dit de la teinte d’un élément figuré lorsqu’elle est différente de celle du colorant employé) basophiles nombreuses, volumineuses et opaques qui contiennent de l’héparine et de l’histamine (comme celles des mastocytes). ]
[Garnier, Delamare. « Dictionnaire des termes de médecine ». 24ème édition, Maloine, Paris, 1995, 1096 pages] ]
Complément
= système complexe de protéines (globulines) présent dans tout sérum sanguin frais et formé surtout dans les macrophages et les monocytes. C’est un facteur non spécifique qui joue un rôle essentiel dans les réactions immunologiques de défense de l’organisme, par ses propriétés neutralisantes et destructrices. A l’état inactif dans le sérum, il attaque l’antigène seulement lorsque l’anticorps spécifique a reconnu l’antigène et s’est fixé sur lui, formant un complexe immun. Au cours de certains conflits anticorps-antigène, le complément intervient dans la production de lésions tissulaires : par cytotoxicité dans les réactions d’hypersensibilité de type II, par précipitation des complexes immuns dans les parois vasculaires au cours des réactions d’hypersensibilité de type III ; dans ces cas, le complément favorise également les phénomènes inflammatoires, les troubles de la perméabilité capillaire et de la coagulation. ]
[Garnier, Delamare. « Dictionnaire des termes de médecine ». 24ème édition, Maloine, Paris, 1995, 1096 pages] ]
Cytokine
= médiateur de nature glycoprotéique, permettant à certaines cellules de communiquer entre elles.
[Garnier, Delamare. « Dictionnaire des termes de médecine ». 24ème édition, Maloine, Paris, 1995, 1096 pages] ]
Cytopénie
= diminution du nombre des cellules.
[Garnier, Delamare. « Dictionnaire des termes de médecine ». 24ème édition, Maloine, Paris, 1995, 1096 pages] ]
ELISA(enzyme-linked immunosorbent assay)
= procédé de dosage des antigènes et des anticorps inspiré de la méthode radio-immunologique dans lequel le marqueur radio-actif est remplacé par une enzyme.
[Garnier, Delamare. « Dictionnaire des termes de médecine ». 24ème édition, Maloine, Paris, 1995, 1096 pages] ]
Exanthème
= rougeur cutanée plus ou moins vive, ne s’accompagnant ni de papule, ni de vésicule, que l’on rencontre dans un grand nombre de maladies.
[Garnier, Delamare. « Dictionnaire des termes de médecine ». 24ème édition, Maloine, Paris, 1995, 1096 pages] ]
Glycoprotéine
= protéine complexe résultant de la liaison entre une protéine et un oside.(…)
[Garnier, Delamare. « Dictionnaire des termes de médecine ». 24ème édition, Maloine, Paris, 1995, 1096 pages] ]
Intolérance alimentaire
= réaction malencontreuse non psychologique provoquée par une denrée alimentaire. Les réactions non immunologiques peuvent être dues à une carence enzymatique, à un effet pharmacologique ou, dans la majeure partie des cas, dont l’étiologie est inconnue (idiopathie).
[Commission Européenne, Direction générale Industrie, Rapports du comité scientifique de l’alimentation humaine (37ème série), Sciences et techniques de l’alimentation humaine, Rapport du comité scientifique de l’alimentation humaine : Les réactions contraires aux denrées alimentaires et aux ingrédients des denrées alimentaires (émis le 22 septembre 1995), 1997, pages 1-32] ]
Lymphocyte T
= leucocyte mononucléaire jouant un rôle majeur dans la réaction d’hypersensibilité retardée. Le macrophage présente au lymphocyte T l’antigène préalablement modifié par traitement enzymatique. On assiste alors au développement de clones de lymphocytes T capables de reconnaître l’antigène. Lorsque ces clones le rencontreront une nouvelle fois, ils seront capables de développer une réaction immune dont le maximum sera atteint en 48 heures. Les lymphocytes stimulés produisent des lymphokines qui sont des glycoprotéines agissant sur l’activation des lymphocytes T et B, sur l’hématopoïèse et sur la réaction inflammatoire.
[Garnier, Delamare. « Dictionnaire des termes de médecine ». 24ème édition, Maloine, Paris, 1995, 1096 pages] [Perrin L.-F., « Allergologie pratique », Abrégés de médecine, 3ème édition, Masson, Paris, 1998, page 20] ]
Mastocyte
= variété d’histiocyte (= grande cellule capable de développer une intense activité phagocytaire) existant normalement dans le tissu conjonctif, dans les ganglions lymphatiques, la rate et la moelle osseuse. C’est une cellule de 25 à 30 µm de diamètre, dont le gros noyau massif et irrégulier est souvent masqué par des granulations métachromatiques plus ou moins grosses. Le mastocyte sécrète et stocke l’héparine et l’histamine, peut-être aussi l’acide hyaluronique.
[Garnier, Delamare. « Dictionnaire des termes de médecine ». 24ème édition, Maloine, Paris, 1995, 1096 pages] ]
Chez l’homme, les mastocytes se trouvent particulièrement dans les poumons, les membranes des voies respiratoires supérieures, la peau et le tractus intestinal.
[Perrin L.-F., « Allergologie pratique », Abrégés de médecine, 3ème édition, Masson, Paris, 1998, page 14] ]
Muscarinien (effet)
= action pharmacodynamique analogue à celle de la muscarine, qui ralentit le cœur, dilate les artérioles, abaisse la pression artérielle, fait contracter l’intestin et les bronches et accroît les sécrétions.
[Garnier, Delamare. « Dictionnaire des termes de médecine ». 24ème édition, Maloine, Paris, 1995, 1096 pages] ]
Phalloïdien
= qui se rapporte à l’amanite phalloïde. Après une période de latence de 8 à 18 heures, l’ingestion de ce champignon provoque des douleurs abdominales, des vomissements, une diarrhée parfois sanglante, une déshydratation avec troubles hydro-électrolytiques. La nécrose hépatique peut entraîner un coma mortel.
[Garnier, Delamare. « Dictionnaire des termes de médecine ». 24ème édition, Maloine, Paris, 1995, 1096 pages] ]
Polynucléaire (= leucocyte polynucléaire)
= variété de globules blancs issus de la moëlle osseuse, de 12 à 14 µg de diamètre. (…) Le terme polynucléaire se dit d’une cellule possédant plusieurs noyaux.
[Garnier, Delamare. « Dictionnaire des termes de médecine ». 24ème édition, Maloine, Paris, 1995, 1096 pages]
RAST (radio-allergo-sorbent test)
= épreuve permettant de dépister un état d’hypersensibilité immédiate à un antigène par le dosage des immunoglobulines E sériques correspondant à cet antigène.
[Garnier, Delamare. « Dictionnaire des termes de médecine ». 24ème édition, Maloine, Paris, 1995, 1096 pages] ]
Sensibilisation
= correspond à la fabrication par un individu des anticorps de l’allergie à la suite de contacts avec cet allergène (IgE spécifiques d’un allergène donné). Ces IgE sont fixées sur les cellules impliquées dans la réaction allergique (les tests cutanés sont alors positifs pour l’allergène), elles circulent également dans le sang (dosables). Après un nouveau contact avec l’allergène, l’individu peut ne pas présenter de manifestations cliniques, il est simplement sensibilisé.
Sensibilité
= probabilité d’anomalie d’un test ou de constatation d’un signe en cas de présence de la maladie qu’il est censé dépister.
[Garnier, Delamare. « Dictionnaire des termes de médecine ». 24ème édition, Maloine, Paris, 1995, 1096 pages]
Spécificité 
= probabilité de normalité d’un test ou d’un signe en cas d’absence de la maladie qu’ils sont censés dépister.
[Garnier, Delamare. « Dictionnaire des termes de médecine ». 24ème édition, Maloine, Paris, 1995, 1096 pages]
Syndrome proximien
= syndrome assez rare observé lors d’une intoxication par champignon et caractérisé par une insuffisance rénale. Le champignon mis en cause est l’Amanita proxima. [Inconnu. « Champignons : Intoxication ». http://www.afleurdepau.com/Champignons/Champ_intoxication.htm].
[de Haro L., Prost N., Perringue C., Arditti J., David J.M., Drouet G., Thomas M., Valli M. « Intoxications par champignons : Expérience du centre anti-poisons de Marseille en 1994 et 1998 ». Bulletin épidémiologique hebdomadaire. N° 30. 1999.
http://www.invs.sante.fr/beh/1999/9930/index.html].
Syndrome résinoïdien
= syndrome le plus fréquent observé lors d’une intoxication par champignon et caractérisé par des douleurs violentes, des nausées, des vomissements, des diarrhées, une déshydratation possible. Les champignons mis en cause sont la Pleurote de l’olivier, les Agarics jaunissants et certains Bolets (Bolets de Satan).
[de Haro L., Prost N., Perringue C., Arditti J., David J.M., Drouet G., Thomas M., Valli M. « Intoxications par champignons : Expérience du centre anti-poisons de Marseille en 1994 et 1998 ». Bulletin épidémiologique hebdomadaire. N° 30. 1999.
http://www.invs.sante.fr/beh/1999/9930/index.html].
TCR
= T cell receptor : récepteur pour l’antigène situé sur les lymphocytes T, comportant soit un dimère ?/? (TCR2) soit un dimère ?/? (TCR1), associé au complexe moléculaire CD3. Remarque : Les lymphocytes T peuvent être classés en sous-populations fonctionnelles en fonction de l’expression de divers marqueurs membranaires, tandis que d’autres marqueurs figurent sur tous les lymphocytes T. Ces marqueurs ont fait l’objet d’une standardisation internationale grâce à des anticorps monoclonaux et sont classés en utilisant des numéros de groupes de différenciation (CD). Tous les lymphocytes T matures post-thymiques expriment (parmi d’autres) les marqueurs CD2 et CD3. Le CD3 est constitué d’un groupe de 4 chaînes polypeptidiques (?, ?, ?, ?), étroitement associées aux récepteurs d’antigène sur la membrane des lymphocytes T.
[Holgate, Church. « Allergologie ». De Boeck Université, Bruxelles, 1995, 323 pages]
Valeur prédictive d’un signe ou d’un test
= elle dépend de la sensibilité et de la spécificité du test ainsi que de la prévalence de la maladie dans la population considérée. La valeur prédictive positive est la probabilité d’existence d’une maladie si le signe est présent ou le test anormal. La valeur prédictive négative est la probabilité d’absence d’une maladie si le signe est absent ou le test normal.
[Garnier, Delamare. « Dictionnaire des termes de médecine ». 24ème édition, Maloine, Paris, 1995, 1096 pages]
 
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